Retour de vacances

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Bonjour à tous!! La rentrée à déjà sonnée et aujourd’hui je n’ai pas envie d’écrire un article de conseil, mais de vous faire partager un souvenir de vacances!…En lien avec nos chers bambins bien évidemment!!

Je suis partie dans le Nord de l’Italie. Entre les lacs, Milan, la côte méditerranéenne tout est magnifique. Les gens sont très accueillants et les touristes nombreux! Un soir au restaurant, nous étions à côté d’un couple de retraités américains. Nous commençons à discuter, nous parlons de nos professions et la femme nous dit qu’elle est tombée amoureuse de l’Italie lors de ses études car elle était institutrice et est venue se former à la pédagogie Reggio en Italie. J’avoue ne pas connaître cette pédagogie, en France nous parlons surtout de Montessori. Elle a attisé ma curiosité, je vais lire pour en savoir plus et vous en dire plus mais voici déjà juste pour information ce qu’elle m’a expliqué ainsi que quelques apports wikipédia.

La pédagogie Reggio est une philosophie et une pratique de l’éducation,  pour les jeunes enfants, développées dans les années 1960 par Loris Malaguzzi dans sa ville de Reggio Emilia dans le nord de l’Italie.

Selon cette approche :

  • les enfants ont une motivation et une capacité d’apprentissage de toutes choses ; il suffit de ne pas l’empêcher,
  • ce sont les enfants qui apprennent ; ce ne sont pas les enseignants qui inculquent,
  • les enfants coopèrent pour le bien de chacun et de tous, et de la communauté.

Cette approche fait en pratique d’une crèche ou d’une école un espace d’exploration riche en ressources, où les enfants explorent et découvrent, apprennent et pratiquent en commun ; selon leur personnalité ou tempérament, désir ou humeur.

Cette approche emprunte certains concepts à la pédagogie Montessori créée en 1907 par Maria Montessori, qui est Italienne aussi…ils sont forts ces Italiens!!

En attendant d’en lire plus pour vous en détailler les concepts, je suis ravie de vous avoir fait partager ce joli souvenir de vacances.

Émerveillons-nous et nourrissons-nous de ces belles rencontres de voyages!

Un été en toute sécurité

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Et oui ça y est, pour les plus chanceux c’est déjà les vacances!!!!!

Partir se reposer et profiter du farniente c’était plus facile sans bébé 😉 Mais qu’à cela ne tienne on peut quand même y arriver!!!

Dans un premier temps, bien préparer la valise et le sac de bébé. Toujours partir avec son carnet de santé, sa trousse à pharmacie et un brumisateur ( ça fait toujours du bien).

On sort plutôt le matin ou en fin d’après-midi pour se préserver des plus fortes chaleurs…ça permet de faire une bonne sieste!

Pour les balades, écharpe, porte bébé ou poussette peu importe mais toujours avec un chapeau, des lunettes et de la crème solaire. Et si vous êtes en poussette surtout ne la couvrez pas d’un lange car vous maintiendriez une température élevée à l’interieur, mais privilégiez une ombrelle et soyez vigilants à l’orientation du soleil pour maintenir bébé à l’ombre.

Pour la plage, il vous faudra de quoi installer bébé à l’ombre (parasol ou plus design!) et la même protection que pour les balades.

Si vous êtes dans un endroit avec piscine, soyez vigilants que bébé ne s’en approche pas seul et vérifiez bien qu’elle soit sécurisée.

Voilà pour les petits rappels de dernières minutes, les vacances avec bébé sont plus réfléchies mais c’est bien aussi!

Profitez bien, bonnes vacances à tous!!!!

Et si on portait bébé!

De plus en plus de parents souhaitent porter leur bébé en écharpe ou en porte bébé. Ce portage physiologique est choisi pour favoriser le contact avec son bébé, ainsi que pour son côté pratique qui évite de transporter une poussette.

Je suis la première à recommander le portage du nouveau né, mais attention, pas n’importe comment! En effet, il n’est pas rare que je croise dans la rue des nouveaux nés portés vers le monde, en porte bébé non physiologique, mal soutenu ou dans une position non adaptée. Il est préférable de ne pas porter plutôt que de porter de façon non physiologique.

Le maître mot du portage est « la physiologie »! Ce mot un peu barbare signifie le positionnement de votre enfant dans le respect de son anatomie et des compétences de son petit corps afin qu’il grandisse et se développe correctement.

Il est donc essentiel d’être conseillé, de faire appel à une formatrice de portage ou un professionnel de santé formé au portage. De plus en plus de maternité font intervenir ces professionnels ( dont moi 😉 ) afin de vous former au portage en toute sécurité, je vous conseille donc fortement d’assister à ces ateliers.

Si vous le souhaitez je vous ferai bientôt quelques vidéos, mais voici déjà quelques bases afin d’être sensibilisés à l’importance de ces ateliers.

Les écharpes:

Elles peuvent être tissées ou avec élasthanne, l’écharpe doit être bien tendue afin d’assurer le meilleur maintien possible pour votre enfant. Il sera installé face à vous, la tête plus haute que votre poitrine, le dos arrondi (ce qui est la forme de sa colonne vertébrale et qui permet à la nuque d’être maintenue), les genoux repliés et les pieds à l’extérieur de l’écharpe.

Cela signifie donc pas d’écharpe hamac, pas d’écharpe que vous ne pouvez adapter au gabarit de votre enfant et pas d’installation face au monde. En effet, en hamac votre enfant ne peut pas bien respirer, s’il n’est pas bien maintenu il aura de mauvais points d’appui. Quant au positionnement face au monde, il est très anxiogène,votre enfant reçoit trop d’informations, il est sur-stimulé. Mon homme (qui est un peu geek) me dit de comparer cela à mettre bébé devant une tablette, trop d’informations, bébé bug et s’endort pour fuir ces stimulations….oui c’est un peu ça ;-). Votre enfant a besoin de vous voir, de vous sentir, de se blottir contre vous s’il en ressent le besoin ou regarder le monde par dessus l’écharpe s’il le souhaite. De plus ce positionnement face au monde n’est pas physiologique.

Le porte bébé:

Il doit être adapté au poids de votre enfant, être réglable et être un porte bébé dit « physiologique », c’est à dire qui soutien sous les cuisses et les genoux et non sous les hanches. En effet, si les points d’appui se situent sous les hanches avec les jambes qui pendent, votre enfant aura le dos droit, non arrondi, la nuque non protégée et tout son poids sera soutenu par ses petites hanches encore trop fragiles.

 

Il y a tellement de chose à dire et à expliquer en fonction du matériel de portage que vous avez choisi, ces quelques lignes évoquent le début des bases, je suis disponible pour répondre à vos questions pour des détails plus précis. Et renseignez-vous pour des ateliers près de chez vous.

Les beaux jours arrivent alors je vous souhaite de belles balades en portage en toute sécurité!! Enjoy!!

Un transat, à quoi ça sert?

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Hier, bien tranquille dans mon canapé, je regarde un reportage concernant des grossesses difficiles…on ne se refait pas, quand on aime son job on ne compte pas!

Dans ce documentaire, un bébé rentre à la maison (en pleine forme!) et on le voit en train de dormir dans son transat non attaché et posé sur le canapé.  Là je me suis dit:  » si je vous parlais de l’intérêt du transat et de ses conditions d’utilisation en toute sécurité ».

A quoi sert un transat? Et bien, à pas grand chose en fait!

Pour le développement harmonieux de la colonne vertébrale de votre enfant il doit être installé sur le dos ou porter dans vos bras ou en portage ( à condition qu’il soit bien installé sinon on perd tous les bénéfices du portage). La colonne de votre enfant n’a pas encore toutes les courbures que nous avons à l’âge adulte, elles s’installent au fur et à mesure du développement de l’enfant. Un bébé qui dort est donc beaucoup mieux dans son lit et un bébé réveillé sur un tapis d’éveil pour découvrir son corps. En effet, dans le transat votre enfant ne peut pas se mobiliser, bouger les bras et les jambes pour jouer et découvrir de nouvelles sensations. Et un bébé qui pleure à besoin d’être rassurer et d’être bercé par vos bras (mais comme vous avez déjà lu mon article sur les pleurs vous le savez déjà 😉 ).

Pourquoi en acheter un alors me direz-vous? Et bien pour des parents de jumeaux (et plus), d’enfants ayant un reflux gastro-œsophagien, ou tous les autres parents, le transat permet d’installer votre enfant légèrement surélevé après un repas si vous ne pouvez pas le garder dans vos bras environ 15-20 minutes et/ou qu’il n’a pas fait son rot avant de la recoucher. L’idéal étant que votre enfant ne passe pas plus d’1h00 par jour dans son transat.

Et comment s’en servir? Le transat doit toujours être installé au sol pour éviter les chutes et votre enfant toujours attaché dedans pour la même raison en cas de glissade.

Voilà maintenant vous savez tout, il ne me reste plus qu’à en parler aux journalistes de TF1! 😉

Le soin de cordon

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Ce truc qui doit être nettoyé tous les jours dégoûte la plupart des parents!

Alors pas de panique, même si ce n’est pas un soin très agréable à faire, ça ne dure qu’une quinzaine de jours!!

Le cordon doit sécher et former une croûte pour cicatriser et tomber. C’est pour ça qu’il est important de le faire quotidiennement.

Pour cela, lavez-vous bien les mains, prenez une compresse ou un coton tige (lorsque le cordon est creusé il est plus facile de le nettoyer avec un coton tige) imbibez-le d’antiseptique et nettoyez à la base du cordon. A la base ça ne veut pas dire sur la peau saine. Mais il faut bien tendre la peau et tenir le cordon pour nettoyer à l’intérieur, à la naissance du cordon. Répétez l’opération si c’est nécessaire.

Passez ensuite une compresse pour le sécher.

Faites ce soin une fois par jour, si possible après le bain. Une fois qu’il est tombé, continuez les soins jusqu’à cicatrisation complète.

Le cordon peut saigner un peu et se détachera petit à petit. S’il n’est pas tombé dans les 15 jours, qu’il suinte ou qu’il bourgeonne montrez-le à votre pédiatre.

Pour favoriser la cicatrisation, pliez la couche afin de laisser le cordon en dehors de cette dernière pour éviter qu’il ne macère dans le pipi.

Et pour finir, pas de stress, ça ne fait pas mal! Si votre enfant râle c’est parce que l’antiseptique est froid.

Vous avez toute les cartes en main, que la force soit avec vous!;-)

Moucher bébé : la DRP

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Et oui, en cette période hivernale nous sommes en plein dans les rhinites, toux, bronchiolites, etc…

Pour bien moucher votre enfant un seul geste est nécessaire (même s’il est très désagréable à faire), c’est la DRP (Désobstruction rhino-pharyngée). Ce geste est à faire plusieurs fois par jour uniquement en cas d’encombrement, ne le faites pas quotidiennement si votre enfant va bien.

C’est un soin désagréable à faire car bébé pleure et s’agite, mais c’est la seule façon de bien dégager votre enfant. Pas d’inquiétude, vous ne lui faites pas mal, il pleure car la sensation de la DRP est semblable à celle que l’on ressent quand on boit la tasse. Ce n’est donc pas très agréable, mais pas douloureux.

Comment bien faire une DRP?:

Installez votre enfant sur le coté, vous pouvez même le langer pour le rassurer. Prévenez-le de ce que vous allez lui faire.

Placez votre main sur sa tête et maintenez sa bouche fermée. Ce afin qu’il ne bouge pas trop et que le sérum ressorte bien par les narines.

Positionnez la pipette de sérum physiologique dans la narine supérieure. Faite une pression suffisante sur la pipette afin que le sérum passe bien dans l’autre narine puis appuyer légèrement sur la narine supérieure afin de la fermer pour que le produit sorte bien dans la narine inférieure.

Positionnez votre enfant de l’autre coté et répétez la même opération.

 

Effectuez ce geste avant un repas et non après afin d’éviter des régurgitations.

Une fois que votre enfant sera plus grand vous pourrez faire ce geste et vous aider d’un mouche bébé pour aspirer les sécrétions susceptibles de rester dans le nez.

Bon courage, c’est pour leur bien et l’hiver est bientôt fini!

 

 

DME (diversification menée par l’enfant)

baby-84686_1920La diversification alimentaire est toujours un moment où l’on se pose beaucoup de questions, par quoi commencer? À quel âge? Quelle quantité? Et quelle sorte de diversification?

En effet, pour répondre à cette dernière question, depuis peu une méthode de diversification menée par l’enfant est proposée. Cette dernière ayant pour but de laisser à l’enfant son autonomie par rapport à l’alimentation. Cette méthode est intéressante et respecte le rythme physiologique de l’enfant, mais elle ne doit pas être adoptée sans en connaitre les bases.

L’enfant est prêt pour cette diversification lorsqu’il sait se tenir assis, pousse le biberon ou le sein et commence à avoir des dents soit aux alentours de 6 mois.

Le principe est de proposer les aliments sous forme de batonnets, de morceaux pour favoriser la préhension. L’enfant mastiquera alors lentement son repas. Il faut donc que votre enfant soit bien assis et être présent et attentif, ne jamais le laisser seul lors de son repas afin d’éviter tout risque de fausse route.

La diversification se fera, comme la diversification classique, aliment par aliment en commençant par les légumes. Privilégier les aliments cuits jusqu’à 1an car ils sont mieux digérés.

Cette méthode implique d’être vigilant, de faire confiance à son enfant et de se faire confiance. Elle demande moins de temps de préparation car plus besoin de faire de purée, mais plus de nettoyage car l’enfant mangera beaucoup avec les doigts…et aura tendance à en mettre un peu partout!

Vous proposerez à votre enfant les quantités de repas recommandées en fonction de son âge et il mangera la quantité qu’il souhaite, il faudra donc être détendu vis à vis de cela car lorsque l’enfant ne mange plus, pousse l’assiette, tourne la tête, c’est qu’il n’a plus faim. Par contre n’oubliez pas la matière grasse dans les repas, en effet, il est facile de l’introduire dans les purées, mais vous pouvez aussi bien mettre un filet d’huile sur les morceaux de légumes.

Cette démarche ne pourra être entreprise qu’à la maison, en effet, pour les différents modes de garde existants, il impossible de faire le DME. Mais vous pouvez tout à fait faire des purées la semaine et proposer la DME le week-end. Cette méthode permet de faire des repas en famille, l’enfant sera alors dans l’imitation, et éveil à la curiosité des goûts et des textures.

Voilà les règles de base pour appliquer cette fameuse DME…à vos marques, prêts, cuisinez!;-)